Traque contre les transporteurs et exportateurs de Soja et noix de cajou
Coincé par la résistance des producteurs, Talon fait recours à la violence aveugle


Depuis quelques jours, la traque à l’encontre des producteurs, revendeurs et transporteurs des noix de cajou et surtout des graines de soja s’intensifie. Toutes les frontières terrestres sont surveillées. Des douaniers, policiers et militaires y sont positionnés. Avec cette mobilisation de militaires à côté des policers et des douaniers pour traquer la vente de leurs produits, les producteurs, les revendeurs et transporteurs sont considérés comme des ennemis de la patrie à abattre. Extraordinaire, non ??!! Ces forces militaires procèdent à l’arraisonnement des camions et autres moyens de transport chargés de soja ou de noix de cajou. Des conducteurs sont arrêtés, menottés. Certains passent des jours en garde à vue dans les commissariats pendant que d’autres sont jetés en prison. Les produits sont confisqués. Pour récupérer leurs camions, les propriétaires sont contraints à payer des amandes allant jusqu’à 500.000 FCFA ou plus par camion. Par ailleurs, ceux qui choisissent de contourner les frontières officielles sont aussi pourchassées et traqués dans les brousses. Et marchandises et motos sont confisquées. Les mêmes traitements leur sont infligés au même titre que les conducteurs de camion. Les représailles vont jusqu’à des menaces de fusillades.

 

Résistance des producteurs de coton, des noix de cajou et de soja au Bénin
Les paysans surexploités disent NON !


Depuis quelques temps, les paysans du bassin cotonnier du Bénin grognent contre les décisions gouvernementales de fixer le prix d’achat au producteur du soja à 175 F/kg et de créer en même temps une taxe à l’exportation de 140 F/kg. En effet, après avoir pris conscience des dégâts de la culture du coton (appauvrissement des terres, désertification, misère et paupérisation des acteurs, etc.), certains producteurs se sont tournés vers d’autres cultures de rente, telles que le soja et les noix de cajou, qui leur procurent d’importants revenus financiers avec moins d’investissements et de contraintes. Mais contrairement à la culture du coton qui est organisée en filière et qui bénéficie des subventions et de l’encadrement nécessaire de l’Etat (assistance technique des producteurs, subventions des intrants et garantie du marché), la production des autres cultures de rente (soja et noix de cajou) ne bénéficie d’aucune attention particulière des pouvoirs publics. Les producteurs ne bénéficient d’aucune subvention publique, ils achètent les semences et les intrants (engrais, pesticides) et paient la main-d’œuvre de leurs aides agricoles.

 

Bravo à la résistance des producteurs du coton, du soja et des noix de cajou !


La politique d’accaparement des secteurs vitaux et rentables de l’économie est le propre de la dictature autocratique de Patrice Talon qui combine la fonction de Patron économique et de Chef d’Etat. Au service de cette politique, les lois esclavagistes ont été prises contre les salariés, les décisions de passage de monopole d’Etat au monopole privé, le harcèlement fiscal de tous les concurrents, la multiplication des taxes contre les populations qui ruinent et appauvrissent les producteurs et les réduisent à la faim. Conséquences, leur désintéressement et abandon de cette culture aliénante pour d’autres spéculations. Mais, le pouvoir autocratique se refuse à « pareille liberté de produire ».

Evolution de la situation internationale
Le basculement de l’ordre mondial se confirme

(Extrait du rapport du 17ème plenum du Comité Central du Parti Communiste du Bénin)


Dans la déclaration du Bureau Politique en date du 13 juin 2022 et intitulée « Basculement de l’ordre mondial », nous écrivions : « Nous assistons en ce début du 21ème siècle à un basculement de l’ordre mondial. Ce nouvel Ordre mondial porte les éléments qui sont :

1°- La fin de l’hégémonie millénaire de l’Occident ; nous assistons au basculement de la domination millénaire de l’Occident judéo-chrétien vers l’Orient et le monde africain avec d’autres valeurs de références culturelles, religieuses et morales.

MALANVILLE

Apres plus de 20 ans de décentralisation le village de Banizoumbou toujours dans l'obscurité.

 

BANIZOUMBOU est la localité la plus vaste en superficie et la plus peuplée de TASSI-TÉDJI qui est lui-même le quartier le plus peuplé de l'Arrondissement central de la Commune de Malanville. Jusqu'à ce jour, cette localité est dans le noir sombre.